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Césarienne de la vache : Comment optimiser l'intervention ?

Le vêlage difficile représente toujours une source de stress pour l’animal, l’éleveur et le vétérinaire. En effet, le déroulement de la mise-bas conditionne la santé de la mère, sa capacité à démarrer une lactation correcte et à se reproduire ultérieurement, ainsi que la viabilité du veau. Quelques aménagements simples et le matériel de base à prévoir permettront d’optimiser l’intervention chirurgicale du praticien.


Quand la césarienne est-elle nécessaire ?


Souvent, il s’agit d’une disproportion entre la taille du fœtus et celle de la filière pelvienne de sa mère : le veau est trop volumineux et/ou le bassin de la vache n’est pas assez large. Parfois le veau est mal positionné ou monstrueux. Les torsions de matrice non réductibles par voie naturelle se soldent aussi par une césarienne.


Dans la grande majorité des cas, la césarienne s’effectue sur une vache debout, par le flanc gauche où la masse intestinale est moins gênante, voire par le flanc droit quand l’animal a déjà subi plusieurs césariennes à gauche. Si le veau est putréfié, on préfère pratiquer l’intervention sur la vache couchée, par une incision horizontale de l’abdomen, afin d’extérioriser l’utérus et d’éviter la contamination péritonéale par les eaux fœtales.


Comment préparer la vache ?


Idéalement, pour que le vétérinaire et ses assistants interviennent dans de bonnes conditions de sécurité et d’hygiène, il faut prévoir un local adapté, propre, pas trop froid et sans courants d’air, bien éclairé et disposant d’un système de contention approprié.

 

A défaut d’une cage à césarienne, une simple barrière avec une fenêtre au niveau du flanc de la vache, solidement fixée contre un mur et fermée avec une chainette à l’arrière, limite les mouvements de défense de la vache, qui peuvent générer des accidents pour elle-même et tous les intervenants.

 

En sécurité, le vétérinaire se concentre uniquement sur la chirurgie et travaille plus rapidement. Si les animaux sont attachés et en l’absence d’un coin aménagé, il faut a minima déplacer la vache voisine.


A l’aide d’un licol, parfois associé à une longe autour du cou, l’encolure est fléchie du côté de l’intervention, de sorte à orienter éventuellement le couchage de la vache du côté opposé à la plaie.

 

Pour les animaux rétifs, on peut utiliser une pince mouchette et une cape sur la tête empêchant la vision. La queue est attachée à la vache elle-même immédiatement ou après l’anesthésie épidurale.

 

Les postérieurs sont parfois entravés. S’il juge très probable la césarienne, l’éleveur peut tondre et raser une zone assez large du flanc, un peu en avant de la dernière côte jusqu’à la pointe de la hanche.


La présence d’une ou 2 personnes expérimentées - c’est-à-dire connaissant le déroulement de l’opération, pouvant supporter la vision du sang et avoir les bons réflexes en cas de problème sans grosses fautes d’hygiène - est toujours la bienvenue, notamment pour porter le veau et tenir la matrice à recoudre.

 

Quel matériel préparer ?


  • 3 ou 4 seaux très propres, voire réservés à cet usage, remplis d’eau tiède dans laquelle on ajoute un savon ou une solution antiseptique. Ils seront utilisés pour préparer la zone à inciser, pour laver la matrice en fin d’intervention, pour que le vétérinaire ou les aides se lavent les mains (par exemple après s’être occupés du nouveau-né)…
  • Un seau d’eau froide à verser sur la nuque du veau pour le réanimer.
  • Une petite table couverte d’un linge propre où seront posés les instruments du vétérinaire.
  • Un bon éclairage.
  • Des linges propres en guise de champs opératoires, etc. selon les habitudes du vétérinaire !

Comment faciliter les soins au veau ?


Il est utile de prévoir un système, crochet et palan ou échelle, permettant de suspendre le veau par les jarrets 1 ou 2 minutes, pour qu’il évacue les mucosités inhalées, ou mieux, les aspirer avec une pompe à masque (type « Rescucitator® »).


Il faudra le présenter à sa mère, la laisser le lécher ou le bouchonner pour le sécher et activer sa circulation sanguine, puis le placer sur une litière épaisse, éventuellement sous lampe infrarouge, désinfecter le cordon et lui faire boire le colostrum dans les 2 heures.

 

Quels soins prévoir pour la mère ?


Juste après vêlage, la vache très assoiffée boira plusieurs grands seaux d’eau tiède dans laquelle des préparations pour drenchage spécial post-partum sont parfois ajoutées.


L’injection d’un AINS à la vache limite l’inflammation et la douleur et assure un meilleur démarrage en lactation. Certains vétérinaires effectuent une visite de contrôle systématique 1 à 2 jours après la césarienne.


Il faudra le rappeler si la vache ne se délivre pas, si elle ne mange pas, reste couchée ou fait de la température.

 



©JC. Naveau/VET’EL

Le vêlage difficile représente toujours une source de stress pour l’animal, l’éleveur et le vétérinaire. En effet, le déroulement de la mise-bas conditionne la santé de la mère, sa capacité à démarrer une lactation correcte et à se reproduire ultérieurement, ainsi que la viabilité du veau. Quelques aménagements simples et le matériel de base à prévoir permettront d’optimiser l’intervention chirurgicale du praticien.


Quand la césarienne est-elle nécessaire ?


Souvent, il s’agit d’une disproportion entre la taille du fœtus et celle de la filière pelvienne de sa mère : le veau est trop volumineux et/ou le bassin de la vache n’est pas assez large. Parfois le veau est mal positionné ou monstrueux. Les torsions de matrice non réductibles par voie naturelle se soldent aussi par une césarienne.


Dans la grande majorité des cas, la césarienne s’effectue sur une vache debout, par le flanc gauche où la masse intestinale est moins gênante, voire par le flanc droit quand l’animal a déjà subi plusieurs césariennes à gauche. Si le veau est putréfié, on préfère pratiquer l’intervention sur la vache couchée, par une incision horizontale de l’abdomen, afin d’extérioriser l’utérus et d’éviter la contamination péritonéale par les eaux fœtales.


Comment préparer la vache ?


Idéalement, pour que le vétérinaire et ses assistants interviennent dans de bonnes conditions de sécurité et d’hygiène, il faut prévoir un local adapté, propre, pas trop froid et sans courants d’air, bien éclairé et disposant d’un système de contention approprié.

 

A défaut d’une cage à césarienne, une simple barrière avec une fenêtre au niveau du flanc de la vache, solidement fixée contre un mur et fermée avec une chainette à l’arrière, limite les mouvements de défense de la vache, qui peuvent générer des accidents pour elle-même et tous les intervenants.

 

En sécurité, le vétérinaire se concentre uniquement sur la chirurgie et travaille plus rapidement. Si les animaux sont attachés et en l’absence d’un coin aménagé, il faut a minima déplacer la vache voisine.


A l’aide d’un licol, parfois associé à une longe autour du cou, l’encolure est fléchie du côté de l’intervention, de sorte à orienter éventuellement le couchage de la vache du côté opposé à la plaie.

 

Pour les animaux rétifs, on peut utiliser une pince mouchette et une cape sur la tête empêchant la vision. La queue est attachée à la vache elle-même immédiatement ou après l’anesthésie épidurale.

 

Les postérieurs sont parfois entravés. S’il juge très probable la césarienne, l’éleveur peut tondre et raser une zone assez large du flanc, un peu en avant de la dernière côte jusqu’à la pointe de la hanche.


La présence d’une ou 2 personnes expérimentées - c’est-à-dire connaissant le déroulement de l’opération, pouvant supporter la vision du sang et avoir les bons réflexes en cas de problème sans grosses fautes d’hygiène - est toujours la bienvenue, notamment pour porter le veau et tenir la matrice à recoudre.

 

Quel matériel préparer ?


  • 3 ou 4 seaux très propres, voire réservés à cet usage, remplis d’eau tiède dans laquelle on ajoute un savon ou une solution antiseptique. Ils seront utilisés pour préparer la zone à inciser, pour laver la matrice en fin d’intervention, pour que le vétérinaire ou les aides se lavent les mains (par exemple après s’être occupés du nouveau-né)…
  • Un seau d’eau froide à verser sur la nuque du veau pour le réanimer.
  • Une petite table couverte d’un linge propre où seront posés les instruments du vétérinaire.
  • Un bon éclairage.
  • Des linges propres en guise de champs opératoires, etc. selon les habitudes du vétérinaire !

 

Comment faciliter les soins au veau ?


Il est utile de prévoir un système, crochet et palan ou échelle, permettant de suspendre le veau par les jarrets 1 ou 2 minutes, pour qu’il évacue les mucosités inhalées, ou mieux, les aspirer avec une pompe à masque (type « Rescucitator® »).


Il faudra le présenter à sa mère, la laisser le lécher ou le bouchonner pour le sécher et activer sa circulation sanguine, puis le placer sur une litière épaisse, éventuellement sous lampe infrarouge, désinfecter le cordon et lui faire boire le colostrum dans les 2 heures.

 

Quels soins prévoir pour la mère ?


Juste après vêlage, la vache très assoiffée boira plusieurs grands seaux d’eau tiède dans laquelle des préparations pour drenchage spécial post-partum sont parfois ajoutées.


L’injection d’un AINS à la vache limite l’inflammation et la douleur et assure un meilleur démarrage en lactation. Certains vétérinaires effectuent une visite de contrôle systématique 1 à 2 jours après la césarienne.


Il faudra le rappeler si la vache ne se délivre pas, si elle ne mange pas, reste couchée ou fait de la température.